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Pour une Gauche moderne 15 mai, 2007

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Olivier MERGAUX, Conseiller Municipal et Communautaire de Nancy

Pour toute question personnelle veuillez m’adresser un mail à : omnancy@hotmail.fr

 

 

EXTRAITS DE LA LETTRE ENVOYEE PAR J.M. BAYLET A TOUS LES MILITANTS RADICAUX 12 mai, 2007

Posté par omnancy dans : Non classé , 1 commentaire

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Nicolas SARKOZY m’a invité en ma qualité de Président du Parti Radical de Gauche. Il m’a paru conforme à notre vision commune permanent de la République et de ses pratiques d’accepter une telle invitation. Cet entretien a eu lieu en présence du futur Premier ministre.

Le Président élu m’a exposé sa conception de l’avenir politique du pays.

Il m’a également demandé quel rôle les radicaux de gauche entendaient jouer dans les évolutions politiques qui s’esquissaient.

Ma réponse a consisté en trois points. J’ai tout d’abord rappelé que notre parti était tenu -et s’y tiendrait- par des alliances précises déjà passées pour les législatives et déjà préparées pour les élections locales même si je note, comme vous tous, que nos amis socialistes ne dissimulent guère leur envie de passer, par dessus notre tête en quelque sorte, une nouvelle alliance avec l’UDF rebaptisée…

En deuxième lieu, j’ai indiqué que le Parti Radical de Gauche restait disponible pour un dialogue républicain conduit dans l’intérêt public mais que les responsables d’organisations politiques ne pouvaient avoir les mêmes préoccupations que les personnalités individuelles. Toute perspective de discussion -quel qu’en puisse être le terme aujourd’hui difficile à prévoir- doit passer par un inventaire des convergences et des divergences entre ceux qui discutent. J’ai noté, lors de cet entretien, de réelles convergences avec la nouvelle vision exprimée par le Président de la République : nécessité d’une relance de la construction européenne, ratification du Traité constitutionnel par la voie parlementaire et non plus par l’aventure des aléas référendaires, urgence et inventivité de solutions sociales généreuses à apporter aux problèmes des banlieues, plus grande solidarité dans l’aménagement du territoire, volonté de réformer véritablement l’Etat et d’approfondir la décentralisation. J’ai également souligné la réalité et l’importance de nos divergences au moins quant à son programme de campagne : vision trop restrictive de l’identité nationale, réponse trop exclusivement répressive aux problèmes de l’insécurité, politique fiscale trop favorable au capital, insuffisante défense de la conception française du service public et de sa fonction capitale pour l’égalité républicaine, etc. Cet échange a été, vous l’imaginez, vif et franc.

Mais j’ai également indiqué, et c’était le troisième point de ma réponse, que cet inventaire des convergences et des divergences pouvait être plus facilement conduit et complété dans un dialogue entre les radicaux de gauche et les radicaux valoisiens, dialogue que j’étais, pour ma part, décidé à lancer et à animer, ce que j’ai aussitôt confirmé dans la presse.

Il me semble en outre que le vote BAYROU lors de la présidentielle démontre, du fait de l’impasse où il se trouve désormais, que les radicaux d’abord rapprochés, puis demain pourquoi pas rassemblés, ont vocation à occuper le grand territoire central qui est, dans ce pays, celui de la laïcité et de l’humanisme républicain, non celui de la démocratie-chrétienne accolée à la droite de toute éternité.

Ces propos simples à comprendre m’ont valu une très vive réaction du Parti Socialiste toujours prompt à admonester ceux qu’il considère comme ses vassaux et non comme ses alliés. J’ai fait observer à François HOLLANDE, d’une part, que le Parti Radical de Gauche n’avait pas de comptes à lui rendre, d’autre part, que nous ne lui en avions pas demandé lorsque, entre les deux tours de la présidentielle, les socialistes avaient proposé à l’UDF un accord politique complet, sur le gouvernement et sur les législatives. Je lui ai ensuite indiqué que la fin des querelles socialistes serait plus utile à la gauche que les mises en garde aux radicaux et que ceux-ci n’étaient pas au gouvernement tandis que plusieurs socialistes s’y trouvaient.

Bref, j’ai défendu notre indépendance d’analyse et de stratégie politique.

 

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