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EXTRAITS DE LA LETTRE ENVOYEE PAR J.M. BAYLET A TOUS LES MILITANTS RADICAUX 12 mai, 2007

Posté par omnancy dans : Non classé , trackback

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Nicolas SARKOZY m’a invité en ma qualité de Président du Parti Radical de Gauche. Il m’a paru conforme à notre vision commune permanent de la République et de ses pratiques d’accepter une telle invitation. Cet entretien a eu lieu en présence du futur Premier ministre.

Le Président élu m’a exposé sa conception de l’avenir politique du pays.

Il m’a également demandé quel rôle les radicaux de gauche entendaient jouer dans les évolutions politiques qui s’esquissaient.

Ma réponse a consisté en trois points. J’ai tout d’abord rappelé que notre parti était tenu -et s’y tiendrait- par des alliances précises déjà passées pour les législatives et déjà préparées pour les élections locales même si je note, comme vous tous, que nos amis socialistes ne dissimulent guère leur envie de passer, par dessus notre tête en quelque sorte, une nouvelle alliance avec l’UDF rebaptisée…

En deuxième lieu, j’ai indiqué que le Parti Radical de Gauche restait disponible pour un dialogue républicain conduit dans l’intérêt public mais que les responsables d’organisations politiques ne pouvaient avoir les mêmes préoccupations que les personnalités individuelles. Toute perspective de discussion -quel qu’en puisse être le terme aujourd’hui difficile à prévoir- doit passer par un inventaire des convergences et des divergences entre ceux qui discutent. J’ai noté, lors de cet entretien, de réelles convergences avec la nouvelle vision exprimée par le Président de la République : nécessité d’une relance de la construction européenne, ratification du Traité constitutionnel par la voie parlementaire et non plus par l’aventure des aléas référendaires, urgence et inventivité de solutions sociales généreuses à apporter aux problèmes des banlieues, plus grande solidarité dans l’aménagement du territoire, volonté de réformer véritablement l’Etat et d’approfondir la décentralisation. J’ai également souligné la réalité et l’importance de nos divergences au moins quant à son programme de campagne : vision trop restrictive de l’identité nationale, réponse trop exclusivement répressive aux problèmes de l’insécurité, politique fiscale trop favorable au capital, insuffisante défense de la conception française du service public et de sa fonction capitale pour l’égalité républicaine, etc. Cet échange a été, vous l’imaginez, vif et franc.

Mais j’ai également indiqué, et c’était le troisième point de ma réponse, que cet inventaire des convergences et des divergences pouvait être plus facilement conduit et complété dans un dialogue entre les radicaux de gauche et les radicaux valoisiens, dialogue que j’étais, pour ma part, décidé à lancer et à animer, ce que j’ai aussitôt confirmé dans la presse.

Il me semble en outre que le vote BAYROU lors de la présidentielle démontre, du fait de l’impasse où il se trouve désormais, que les radicaux d’abord rapprochés, puis demain pourquoi pas rassemblés, ont vocation à occuper le grand territoire central qui est, dans ce pays, celui de la laïcité et de l’humanisme républicain, non celui de la démocratie-chrétienne accolée à la droite de toute éternité.

Ces propos simples à comprendre m’ont valu une très vive réaction du Parti Socialiste toujours prompt à admonester ceux qu’il considère comme ses vassaux et non comme ses alliés. J’ai fait observer à François HOLLANDE, d’une part, que le Parti Radical de Gauche n’avait pas de comptes à lui rendre, d’autre part, que nous ne lui en avions pas demandé lorsque, entre les deux tours de la présidentielle, les socialistes avaient proposé à l’UDF un accord politique complet, sur le gouvernement et sur les législatives. Je lui ai ensuite indiqué que la fin des querelles socialistes serait plus utile à la gauche que les mises en garde aux radicaux et que ceux-ci n’étaient pas au gouvernement tandis que plusieurs socialistes s’y trouvaient.

Bref, j’ai défendu notre indépendance d’analyse et de stratégie politique.

 

Commentaires»

  1. Palestine : les électeurs interpellent les candidats
    Madame, Monsieur,
    Vous êtes député sortant ou candidat à la députation dans la circonscription de Nancy I.
    A ce titre, je me permets de m’adresser à vous. En tant que citoyen de votre circonscription, j’affirme mon attachement aux valeurs de justice et de paix, fondatrices du droit international.
    Depuis 1948, le peuple palestinien vit privé de ses droits fondamentaux, et ceci au mépris de la légalité internationale.
    En cette période d’élections, je souhaite connaître votre position personnelle et savoir ce que vous avez fait, ou comptez faire si vous êtes élu sur un certain nombre de points
    l Les résolutions adoptées par les Nations Unies (notamment la 194, la 242 et la 338) prévoient le droit à un Etat palestinien aux côtés d’Israël, le retrait des troupes d’occupation et le droit au retour des réfugiés. Aucune de ces résolutions n’a jamais été appliquée. Comment comptez vous agir pour faire évoluer sur ce point la politique étrangère de la France ?
    l En avril 2002, le Parlement européen se prononçait, en raison des atteintes portées par l’Etat d’Israël aux droits de l’homme dans les territoires occupés, pour des sanctions et demandait la suspension de l’accord d’association euro-israélien. L’Union Européenne n’a donné aucune suite à cette résolution. Quelle action comptez-vous développer à l’Assemblée Nationale pour que la France sanctionne les violations du Droit par l’Etat d’Israël?
    l Le 9 juillet 2004 la Cour Internationale de Justice de La Haye condamnait la construction dans le territoire palestinien du mur par l’Etat d’Israël et exigeait sa destruction. L’assemblée générale de l’ONU approuvait ce jugement le 20 juillet 2004 et appelait les Etats membres à agir pour faire appliquer cette décision. Le mur continue aujourd’hui de s’étendre, confisquant les terres palestiniennes les plus riches en eau. Que comptez-vous faire pour contrer la politique israélienne d’expropriation et d’annexion ?
    l Un mémorandum des diplomates européens en poste à Jérusalem et Ramallah daté du 21 novembre 2005 portant sur Jérusalem mettait en évidence la politique de judaïsation et d’exclusion des Palestiniens menée par l’Etat d’Israël dans la partie occupée de la ville (Jérusalem-Est). Le 12 décembre 2005, les 25 ministres des Affaires étrangères de l’UE et Monsieur Javier Solana, Haut Responsable de la Politique Etrangère et de la Sécurité Commune, choisissaient de ne pas rendre public ce rapport. Quelle est votre position sur la situation de la ville de Jérusalem-Est ? Quelles initiatives comptez-vous prendre pour empêcher l’annexion illégale de Jérusalem et l’éviction de ses habitants palestiniens ?
    l Les entreprises françaises Alstom et Connex (Véolia) sont engagées dans un projet de construction et d’exploitation de tramway reliant Jérusalem-Ouest à des colonies israéliennes construites illégalement à l’est de la ville en territoire palestinien occupé. Ce qui entraîne de nouvelles expropriations de terrains appartenant à des citoyens palestiniens de Jérusalem. Ces entreprises portent ainsi assistance à une violation de l’article 49 de la 4ème Convention de Genève. La France se doit de les en empêcher sous peine de se rendre complice de cette violation. Quelle doit être selon vous la position du gouvernement français à cet égard ?
    l A la suite des élections législatives palestiniennes de janvier 2006, dont elle avait constaté la transparence, l’Union Européenne a lourdement sanctionné les Palestiniens en boycottant le nouveau gouvernement et cessant toutes ses aides directes. Les Palestiniens se sont depuis doté d’un gouvernement d’Union nationale sans que le blocus soit levé. Que comptez-vous faire pour y mettre un terme et reprendre les aides à la démocratie palestinienne ?
    Dans l’attente de connaître votre opinion et vos engagements sur ce sujet, je tiens à vous dire que, comme la majorité de nos concitoyens, je considère que le peuple palestinien doit pouvoir disposer d’un Etat de plein droit, aux côtés d’Israël, et que les deux pays doivent voir reconnu leur droit à la sécurité.
    Le fait qu’après près de soixante ans le droit international ne soit toujours pas respecté dans cette région du monde traduit un profond mépris, de la part des « décideurs », à l’égard de l’opinion majoritaire des peuples qu’ils représentent. C’est d’un véritable déni de démocratie qu’il s’agit. Le respect de la légalité et de la démocratie ne saurait souffrir de lectures variables selon les circonstances et les peuples concernés.
    Je vous prie, Monsieur, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

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